Fermer l'ordinateur au moins 24h par semaine, voici ma nouvelle résolution... Donc, ce message s'adresse à ceux qui vont faire le contraire, c'est à dire se connecter parce que c'est samedi et que c'est le moment d'écrire aux copains, à la famille éloignée, de faire ses courses et d'acheter cadeaux et autres douceurs, en évitant les foules, de voir son môme étonné de recevoir le mail du Père Noel, et qu'internet, finalement, c'est bien pratique, même si, comme Paul Personne, je vous le dis, j'arrête demain !
Deux ou trois choses trouvées ici et là au cas où vous auriez envie de compléter notre super formation DESU, par quelques éclairages sympathiques :
- Sur la déontologie de Blog Notes, le blog de François Délivré
- Sur l'argent du coaching, de Troisieme voie, le blog de Marc Traverson
J'ai bien aimé aussi un article sur "Coaching et transition de vie", de Véronique Aboghé, sur le blog Envie d'entreprendre, "...en période de transition, nous sommes comme ce randonneur marchant le long d’un chemin escarpé, heureux de prendre de la hauteur, intrigué par le paysage qu’il va bientôt découvrir mais qui n’a aucune vue sur l’horizon car celui-ci n’est pas encore à portée de vue. En un mot, il est grisé d’être en mouvement mais angoissé de ne pas savoir exactement où il va arriver..." Suite ici et la deuxieme partie de l'article est là.
Pour vous laisser sur un sourire et plus, ce clip sur Troisieme voie, sous l'intitulé L'art de motiver son équipe ! Bon week end, et postez au blog !
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16 décembre 2006
13 novembre 2006
L'Empire contre-attaque !
Vania a attiré notre attention la semaine dernière sur le bruit fait par le livre "L'Empire des Coachs, une nouvelle forme de contrôle social." Après réflexion, j'ai décidé de lire ce livre même si j'ai peu envie de revenir à nos débats sur les abus, les excès, les dérives et les déviances du coaching. Les auteurs posent une question que je me suis souvent posée avant de faire le DESU : de quoi le coach est-il le symptôme ? Pour les auteurs, le coaching n'est pas une pratique avec ses brebis galeuses, et ses vertueux prophètes, mais la dérive est au principe même du coaching, nouvel embrigadement des esprits porté par la «pensée» managériale, n’hésitant pas à prendre les habits du savant, ou les signifiants, utilisant une «novlangue" en droite ligne de la « doctrine » néolibérale, piochant dans les dialectes «psys» du moment, pourvus qu’ils soient économiquement rentables, structurant ainsi sa propre rhétorique d’influence.
Les auteurs évoquent l'une des thèses fondamentales de Nietzsche, pour qui toute conduite humaine, est motivée par la volonté de puissance. En proclamant « Dieu est mort », le philosophe, résumait le « nihilisme passif » de la civilisation moderne et la perte d'emprise des valeurs traditionnelles (représentées essentiellement par le christianisme) sur la vie des individus, ces valeurs représentant, à ses yeux, une « morale d'esclaves", créée par des individus faibles et en proie au ressentiment, qui encouragaient la douceur et la gentillesse pour privilégier des comportements servant leur propres intérêts. Nietzsche soutenait qu'il était possible de remplacer ces valeurs traditionnelles en créant des valeurs inédites, projet qui l'amena à élaborer la notion de surhomme (Übermensch), assuré, indépendant, individualiste à l'extrême, et qui contrôle rationnellement ses passions. Le surhomme est créateur de valeurs, créateur d'une « morale de maîtres », laquelle reflète la force et l'indépendance de celui qui se libère de toutes les valeurs, à l'exception de celles qu'il juge valables. A moins que la perversion ne soit davantage adaptée pour penser la soumission « librement consentie » visée par l’intervention subtile du coach ?(en référence au Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois).
Les auteurs utilisent aussi la pensée d'Emmanuel Levinas (que je vous conseille à tous et dont je vous parlerai dans un autre billet), sur la responsabilité qui se pose à moi, du fait du regard de l'Autre.
Ce qui m'a le plus étonné dans ce livre n'est pas le discours, mais la véhémence du propos, le mépris, et le peu d'intérêt accordé à la psychologie humaniste, et à la parole des "usagers".
Je crois que la psychanalyse orthodoxe est aujourd'hui tellement attaquée par l'usage des psychotropes et l'apport des theories cognitivo comportementales, qu'elle pose la question du déplacement des pouvoirs et des territoires.
Mais doit-on refuser la discussion ou se confronter à cette subjectivité pour continuer à s'enrichir et évoluer ? Pour ma part, je suis pour le dialogue, même si je comprends F. Délivré et son refus de discuter dans le cadre qui lui était proposé.
J'aimerais bien avoir votre avis ...
Les auteurs évoquent l'une des thèses fondamentales de Nietzsche, pour qui toute conduite humaine, est motivée par la volonté de puissance. En proclamant « Dieu est mort », le philosophe, résumait le « nihilisme passif » de la civilisation moderne et la perte d'emprise des valeurs traditionnelles (représentées essentiellement par le christianisme) sur la vie des individus, ces valeurs représentant, à ses yeux, une « morale d'esclaves", créée par des individus faibles et en proie au ressentiment, qui encouragaient la douceur et la gentillesse pour privilégier des comportements servant leur propres intérêts. Nietzsche soutenait qu'il était possible de remplacer ces valeurs traditionnelles en créant des valeurs inédites, projet qui l'amena à élaborer la notion de surhomme (Übermensch), assuré, indépendant, individualiste à l'extrême, et qui contrôle rationnellement ses passions. Le surhomme est créateur de valeurs, créateur d'une « morale de maîtres », laquelle reflète la force et l'indépendance de celui qui se libère de toutes les valeurs, à l'exception de celles qu'il juge valables. A moins que la perversion ne soit davantage adaptée pour penser la soumission « librement consentie » visée par l’intervention subtile du coach ?(en référence au Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois).
Les auteurs utilisent aussi la pensée d'Emmanuel Levinas (que je vous conseille à tous et dont je vous parlerai dans un autre billet), sur la responsabilité qui se pose à moi, du fait du regard de l'Autre.
Ce qui m'a le plus étonné dans ce livre n'est pas le discours, mais la véhémence du propos, le mépris, et le peu d'intérêt accordé à la psychologie humaniste, et à la parole des "usagers".
Je crois que la psychanalyse orthodoxe est aujourd'hui tellement attaquée par l'usage des psychotropes et l'apport des theories cognitivo comportementales, qu'elle pose la question du déplacement des pouvoirs et des territoires.
Mais doit-on refuser la discussion ou se confronter à cette subjectivité pour continuer à s'enrichir et évoluer ? Pour ma part, je suis pour le dialogue, même si je comprends F. Délivré et son refus de discuter dans le cadre qui lui était proposé.
J'aimerais bien avoir votre avis ...
20 octobre 2006
Empathiques de base, gardez vos distances...

Bon, je crois que ça y est, mon moi profond a finalement intégré que j’étais une empathique de base, dans le modèle de la process communication. Et alors, me direz-vous ? Est-ce que cela explique que depuis des années, je m’applique à rechercher et à trouver « la bonne distance » dans mes relations personnelles ou professionnelles, parce que si je ne la trouve pas, je tombe inévitablement dans l’émotion. Je dis je tombe, parce que c’est la sensation que j’éprouve, un glissement subtil qui peu à peu me fait passer d’un état à un autre, de mon cerveau à mon plexus, pour vous la faire en image. Souffle court, boule dans la gorge, rires étouffés... Les émotions ne me posent un problème que quand elle m’empêche d’être moi, c’est à dire libre, pas sous influence. Le week end dernier, j’ai donc intégré quelque chose de l’expression « muscler la posture ». !
Je vous souhaite un bon week-end, studieux certes, mais joyeux et dynamique. (il parait que c'est bon de faire des pauses aérées pour le cerveau !)
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Sur le site Maieustesie, un dossier complet sur l’empathie, qui évoque notamment L'illusion du miroir, Le guidage non-directif, et encore ces paragraphes que je vous livre in extenso :
"Être distinct sans être distant
« J'entends souvent des stagiaires se préoccuper de garder la bonne distance (dans le management, dans la conduite de réunion, dans les entretiens individuels, dans l'accueil, dans l'aide et l'accompagnement, dans les soins, dans la prise en charge des personnes âgées, dans la fin de vie etc...) Que de domaines concernés!
Ceux qui se préoccupent d'humaniser les rapports humains recherchent cette distance optimum un peu comme l'alchimiste recherche la pierre philosophale... ils semblent ne jamais la trouver et ils oscillent seulement entre le trop proche et le trop loin (c'est à dire entre le copinage et l'indifférence).
Ils ne la trouvent pas car le problème de la distance et trop simple pour les esprits compliqués: La bonne distance c'est PAS DE DISTANCE DU TOUT.
Le zéro de la distance produit l'infini de la qualité. Mais "distance zéro" ne signifie surtout pas "se mettre à la place". Car se mettre à la place, c'est aboutir à une sorte de fusion... qui amène la confusion. Si la bonne distance c'est pas de distance du tout, il est par contre fondamental d'être distinct.
Nous mettrons donc un soin tout particulier à ne pas confondre distinct et distant autant qu'à ne pas confondre proche et fusionnel
Être distant, c'est se mettre en rupture (se couper) de son interlocuteur. Il en résulte bien sûr qu'on ne le voit plus. Se mettre à la place, c'est se mettre en fusion (ne faire q'un) avec lui. Il en résulte alors qu'il disparaît et qu'on ne le voit pas non plus.
Pour voir l'autre, ce qui est important, c'est de s'individualiser. Être pleinement SOI face à quelqu'un à qui on accorde d'être pleinement LUI"
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Quelques infos, puisées ici et là sur l’empathie.
- L'empathie (de en - dans, à l'intérieur et, pathie, souffrance, ce qu'on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'une autre personne, en "se mettant à sa place" sans toutefois les ressentir lui-même. (… ) alors que l'empathie repose sur une capacité d'imagination, la sympathie repose plus sur la proximité affective avec celui ou celle qui en est l'objet.
- Selon Carl Rogers: L'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne. (Dictionnaire de psychologie Doron-Parot chez Puf).
- Jean-Louis Lascoux ( "Pratique de la Médiation" ed. ESF) évoque le néologisme alterocentrage, qui tend à définir, en médiation, une attitude et un comportement excluant une adhésion quelconque aux émotions exprimées par un tiers, à ne pas exprimer d'interprétation et donc, globalement, à ne pas s'identifier à l'autre (…). Le concept d'empathie implique une attitude centrée sur la souffrance énoncée, tandis que l'alterocentrage ne prend pas le parti de la souffrance : il permet le centrage sur l'interlocuteur. C'est donc un concept de distanciation excluant le parti pris sur ce qui est exprimé par l'autre : 'ne pas prendre les mots ou les états émotionnels comme des représentations certaines de l'expérience concrète vécue'.
- Le test mis au point par le Pr Simon Baron-Cohen (avec d’autres), un spécialiste mondialement réputé de l’autisme, également auteur d’un livre récent sur les différences hommes-femmes (‘The Essential Difference. The Truth about Male and Female Brain’, Basic Books).Le principe en est simple: vous devez identifier l’&motion exprim&e par 36 photographies de visage, parmi un choix de quatre émotions pour chaque photographie.
- Un texte de François Délivré qui nous renseigne sur comment faire travailler un client sur "les émotions.
La photo est de l'artiste américaine Barbara Kruger qui a créé pour la première ligne de tramway de Strasbourg, un panneau de 18,2 sur 7,6 mètres où est inscrit en grandes lettres L'empathie peut changer le monde.
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